Story

Ces petits moments de plaisir sans bébé…

 

On en a toutes rêvé… Moi surtout, je l’avoue. Entre la fatigue, les couches, la têtée de 3h et la pile de bodys à laver, je rêvais de me barrer en courant, pour quelques heures et retrouver mes petits plaisirs rien qu’à moi d’avant Bébé Loup… Vous savez, ces quelques heures qui, lorsqu’on les a, nous semble être comme une promesse pleine d’espoir, où tout un champ des possibles s’ouvrent devant nous : « Mais qu’est-ce que je vais bien faire de tout ce temps rien qu’à moi ??? » Pensais-je les yeux pétillants… Alors les toutes premières fois où j’ai confié Bébé Loup à des bras sûrs et en qui je donnais toute confiance (on est d’accord, sinon ça marche pas…), je reconnais que…j’ai bullé. Pendue à Pinterest et Instagram, ou à somnoler devant la télénovela d’M6, je dois dire qu’au moment de retrouver Bébé Loup j’étais clairement déçue de la façon dont j’avais « profité » de ce temps à moi… Alors maintenant, j’ai ma petite liste d’idée et en fonction de l’occasion, de mon humeur, du temps devant moi ? Je saute sur ces petites parenthèses pour me faire du bien, savourer ces petits moments avant de retrouver mon Bébé Loup avec la frite des mamans « instagram »  (où, on le sait, tout n’est qu’illusion pour l’objectif hein ? ;)).  Alors…qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de TOUT ce temps libre ?

Un bain…

Avec le sel de bain, la mousse, le verre de vin, le bon bouquin, la musique en fond et les bougies senteur vanille… Ha oui, je vous ai dit qu’un champ des possibles s’ouvrait à nous ! Un soir, j’ai pu quitter le boulot avec 45 minutes d’avance… 45 minutes avant de retrouver Bébé Loup que mamie me ramenait directement à la maison et où j’ai couru remplir la baignoire, me préparer un verre de Saint Véran, 3 cacahuètes, ma playlist Deezer « buller dans son bain » et STOP. Je me suis mise en veille… Pas besoin d’une grande organisation ni d’une demi journée complète pour s’octroyer ce moment de bulles qui me manque tant… Avant Bébé Loup, je prenais un bain chaque vendredi, pour finir la semaine et papoter avec (futur) Papa Loup de tout et de rien. Refaire le monde, imaginer le prénom de ce futur bébé et projeter toutes nos valeurs éducatives que l’on ne manquerait pas de lui donner… Evidemment. Aujourd’hui, je n’aurais pas le temps de faire couler le bain qu’il y aurait encore une tête coincée sous la table basse, la couche à changer ou juste une envie de râler, gênant quelque peu la tranquillité de mon bain moussant (dans lequel je ne serais même pas encore rentrée…). Alors ces 45 minutes, je les savoure…jusqu’au dernier instant !

moment plaisir sans bébé bain.jpg

Une nuit en amoureux

Samedi début de soirée : l’invit’ à la soirée sans enfant tombe à l’eau à la dernière minute. Bébé Loup est déjà prête pour aller passer la nuit chez la mamie bis… On se regarde dans le blanc des yeux : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Finalement la mamie nous a déculpabilisé en nous sortant : « profitez en pour vous faire une soirée tous les 2 ! » Hooo merciiii de nous l’avoir proposé ! Parce que je ne suis pas sûre que j’aurais été très à l’aise de dire « tant qu’à faire, garde là… Là tout de suite, je ne suis pas prête à sacrifier ma soirée pumpel’up que j’attendais depuis 3 semaines… ». Alors on répond gentiment « merci, mais tu es sûre que ça ne te dérange pas ? Parce que si non on reste à la maison avec elle… ? ». Et finalement, tu raccroche en dansant la macarena en te faisant déjà le film de la soirée : resto, mojito, cinoche, et en rentrant……. GROS DODO ! Parce que la grasse mat’ est dans le top 3 des lointains souvenirs !

Alors tu savoure doublement ce moment où tu retrouve ton n’amoureux, pas le papa mais l’homme. C’était pas prévu et c’est ça qui est encore mieux, on improvise, on se balade : « tiens viens, j’irais bien manger là ! » Et puis on abandonne le ciné pour rentrer se faire une 2ème partie de soirée Outlander avec un petit rhum arrangé banane flambé sur le canapé… Et même si mon horloge interne réglée comme un coucou suisse depuis des mois fait que je me suis réveillée à 7h45, j’ai pu rester rêvasser sous la couette avant d’aller chercher Bébé Loup, qui m’avait finalement déjà un peu manqué (mais pas trop quand même !)…

Un café avec une amie

Un cappuccino viennois pour moi, un chocolat chaud pour elle, un après-midi d’hiver… Les bouts de doigts engourdis par le froid et le brouhaha inimitable d’un petit café pour fond sonore me font me sentir bien, à l’aise dans cette petite bulle que rien ne peut venir troubler. Déjà auparavant, je trouvais qu’il n’y avait pas assez de moment comme celui-ci, mais aujourd’hui c’est encore un peu plus compliqué… Bien sûr que je prends toujours des cafés avec mes copines et Bébé Loup, mais avoir uniquement sa copine pour soi, sans avoir à surveiller que Bébé Loup ne s’étouffe pas avec son boudoir, qu’elle arrête de tirer sur le cordon de sa veste, ça fait vraiment du bien ! Ne pouvoir discuter que des derniers potins, des souvenirs les plus mémorables, des anecdotes dont on est les moins fières et refaire le monde en s’imaginant dans 10 ans, ça fait vraiment parti des moments qui font monter en flèche mon baromètre à sourire…

plaisir sans bébé café avec une amie

 

Une séance de sport

Au cours des premiers mois de Bébé Loup, la charge mentale et la fatigue se battant pour obtenir la première place, j’ai eu quelques journées où je n’étais pas loin de péter une pile, seule en tête à tête avec mon bébé. Et il est arrivé que j’appelle à l’aide, au secours auprès de personnes qui, je le sais, ne jugerai pas ce besoin de lâcher prise. Alors ce bel après midi de juin, elle m’a ouvert la porte, un paquet de Kleenex sous la main, me laissant ensuite aller respirer 2h, sans jamais poser sur moi de regard culpabilisant, sans jamais m’en reparler par la suite (et pour ça, je la remercie du fond du cœur). Alors j’ai pris mon sac, et je suis partie à la piscine. Le trajet avec la musique à fond pour quitter mon stress puis les longueurs à fond pour décharger colère et tristesse. Et pour finir, je restais, en étoile de mer dans un maillot de bain laissant apparaître un corps pas au top de sa forme non plus, à repenser calmement à ces dernières heures mouvementées…  Je ne suis pas une grande sportive, bien au contraire, mais le sport pour décharge physique et émotionnelle, je dois reconnaître qu’il n’y a pas mieux… Je suis rentrée détendue, apaisée, prête pour retrouver mon bébé que je n’arrivais plus à accompagner aussi bien que je l’aurais souhaité… Quand je vais bien, le sport n’arrive pas franchement en tête de liste des choses que j’ai envie de faire, mais quand ça ne va pas, il chasse carrément les idées noires, et pour ça, il méritait que j’en parle !

Et pour finir…la reprise du travail !

En tout début de grossesse : hooo je pense que je prendrai un congé parental de quelques mois, pour vraiment profiter des premiers mois de bébé qui passent trop vite !

En fin de grossesse : Oui oui, je vais prendre un peu de congé parentale (signifiait : les fins de mois sont déjà un peu raides donc je vais voir combien de temps on tiendra !)

Après la naissance : Allo, bonjour, excusez-moi mais…vous pensez que c’est possible de reprendre un mois plus tôt finalement ? (Help, j’ai besoin de retrouver ma vie sociale)

Loin de moi l’idée de faire peur à certaines (encore une fois, tout le monde ne vit pas les choses de la même manière) mais c’est vrai que si je cherche bien, certaines avaient essayé de me prévenir ! Ma chère belle-sœur, mère de 3 enfants a tenté avec son : « attends un peu avant d’écrire ta lettre pour le congé parental, tu auras peut être envie de retourner un peu au boulot ». Sur le moment, j’avais presque envie de rire ! Pourquoi je serais mieux au boulot, alors qu’on a la possibilité de profiter un peu de son bébé fraîchement arrivé. C’est bien connu, la reprise est suffisamment difficile comme ça pour qu’on la ravance ! …Et bien en faite elle tapait dans le mille encore une fois ! Je suis quelqu’un qui aime bouger, voir du monde, faire 37 choses à la fois…Alors une fois qu’un petit bébé est entré dans ma vie, chamboulant tout ce que je connaissais jusqu’alors et me faisant me poser de drôle de question (qu’est-ce qui est le plus important aujourd’hui…me laver les cheveux ou m’atteler à ma vaisselle parce qu’on n’a plus d’assiette propre ?), j’avoue que le boulot me semblait être une solution vachement plus tentante ! Devenir maman est une belle aventure, que je referais sans hésiter si c’était à refaire, mais par moment, je me suis sentie dépossédée de toute mon indépendance. J’aime mon boulot en crèche et en pesant le pour et le contre, j’ai finalement eu besoin de reprendre le travail au bout de 4 mois et demi de relation contigüe avec mon Bébé Loup… Je ne cache pas non plus que j’ai pleuré comme une madeleine la veille, que j’ai eu mal au ventre par moment de me dire que je la laissais…pour en plus aller m’occuper des enfants des autres… Mais la sensation que j’ai eu le jour de la reprise, je sais que je ne l’oublierai pas : je n’étais pas la maman de, mais Elodie, éducatrice de jeunes enfants, avec plus de confiance en ma façon de travailler que je n’en avais eu en accompagnant ma poulette ces derniers mois, et avec une tête (presque) libérée de tous mes doutes pendant ces 7 heures de boulot. Je me retrouvais, avec cette sensation d’indépendance et de confiance, si agréable…non sans un peu de culpabilité malgré tout !

 

Ces 5 moments à moi, où j’ai retrouvé une certaine liberté si précieuse sont néanmoins durs à assumer… Assumer qu’on n’en puisse plus, qu’on perd patience. Accepter et reconnaître que l’on n’est pas infaillible, que l’on n’est pas la mère « parfaite » qu’on espère (au fond de nous, c’est un peu ce qu’on cherche quand même inconsciemment). Et surtout, accepter de demander un relais. De demander un peu d’aide, un peu de temps à nos proches pour pouvoir se retrouver ensuite. C’est tabou. Devenir mère est la chose la plus incroyable au monde donc on ne doit le vivre qu’avec le sourire. Et ça gène lorsqu’on ose se plaindre, avouer que c’est parfois dur et qu’on a besoin d’aide. Alors, lorsque l’on trouve ces personnes, qui ne jugent pas, on les embrasse fort et on file profiter de nos petits moments rien qu’à nous… Et surtout, on essaie de s’en souvenir, pour être là quand eux auront besoin de nous. Merci à mes « nounous », de me permettre de me retrouver et d’ensuite retrouver ma fille avec le calme et la sérénité d’une grenouille

Et vous, quels sont vos petits moments rien qu’à vous, qui vous rechargent les batteries ?

 

Ces petits moments de plaisir sans bébé

2 commentaires sur “Ces petits moments de plaisir sans bébé…

  1. Pas facile d’avoir ses petits moments pour soi, pourtant ils sont essentielles pour continuer à prendre soin de soi, tant physiquement que dans la tête..! Je rajouterai peut-être dormir 🙂

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s